Accueil

et le mot du jour

Introduction Abréviations Bibliogr., Liens Les mots occitans:
A-E
F-K
L-Z

Index

Français>Oc

L'occitan et le
Catalan; Espagnol  Portugais; Italien Anglais ; Allemand: Néerlandais Basque Breton

Index Etyma Table des matières
Toutes les pages du site.
Si mon site vous intéresse, inscrivez-vous à ma lettre d'information

 

 

 

le FEW

Walther von Wartburg " Französisches Etymologisches Wörterbuch. Eine Darstellung des galloromanischen Sprachschatzes". Leipzig 1922 en cours de publication.


Lien vers la Table des matières du FEW
Retour abréviations
Tout en bas de cette page vous trouverez une carte de la Galloromania

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L' étymon en latin avec la traduction en allemand.

La structure d'un article qui est indiquée par une numérotation précise est expliquée à la fin de l'article. Ici : I.1.a. Les représentants de l'étymon latin en ancien et moyen français: isle le genre et la signification, la date de la première attestation avec la source si elle n'est pas dans les grands dictionnaires. Suivent les attestations du moyen âge dans les dialectes de la langue d'oïl et de la langue d'oc dans un ordre déterminé ( le "Strich" pour les initiés), qui commence avec l'Ile de France pour reprendre avec l'ancien wallon et finir avec l'ancien gascon des Landes. Ici: agn. = ancien anglo-normand, le français parlé en Angleterre entre de 11e et le 15e siècle. Suit la forme en moyen français (=16e siècle) hyle avec le même sens, attestée dans un texte de 1485 probablement écrit dans les Flandres et la forme en français moderne île. En ancien dauphinois ila et isla, trouvés dans la traduction de la Summa Codicis Justiniani datée du 13e s. en dauphinois de la région de Grenoble . Suivent les différentes formes de l'ancien occitan avec dates et localisations et les formes dans les patois modernes. Elles sont données dans l'ordre du "Strich",(voir la carte à la fin de cette page) à commencer par les patois de l'Ile de France, ensuite on fait un saut vers le wallon, pour finir avec Lesparre dans la Gironde.
Ici les données rassemblées proviennent de Givet (Ardennes) et Petit-Noir (Jura) iy, Hérémence (Valais suisse), pr(ovençal) (= occitan) isclo, Mars(-eille) idem, (trouvé dans le dictionnaire du marseillais d'Achard édité en 1785), suivent les formes de Nice, Alès, Lasalle (30), du languedocien, Castres,du Rouergue, etc. etc.
Les sources de ces données sont indiquées dans les Suppléments au FEW.

Tiret : les attestations du même mot au figuré.

Ablt. = les dérivés. Les différentes formes et/ou significations sont séparés par un tiret.

Zuss. = les mots composés.

b (= I.1.b) Le même étymon est à l'origine du mot iscla avec le sens "buissons ..." Suivent les attestations avec les significations données dans les sources. Toujours dans l'ordre du "Strich"

Ablt. = les dérivés appartenant à ce groupe sémantique. L'ordre des dérivés est alphabétique suivant les formes des suffixes en latin .

Est 1549-Oud1660 : la forme islaie avec le sens "lieu planté d'osier" se trouve dans les dictionnaires français de Robert Estienne publié en 1549 jusqu'à celui d'Oudin de 1660.

2. (= I.2.) Apr.(=ancien occitan)ila. La première attestation de cette signification se trouve dans un texte de 1408 provenant du Puy en Velay, publié dans Archivum Romanicum, vol.3, page 522.

 

II. Tout ce qui suit est basé sur des emprunts: II.1 à l'italien qui a crée le verbe isolare, emprunté d'abord en occitan, ensuite à partir de la forme du participe passé isolato, en français (II.1.a.alpha. et bêta)

Voir le commentaire à la fin de l'article.

 

 

 

Ablt. (=Dérivés) L'infinitif isoler formé sur le part. passé apparaît à la fin du 17e s.

L'évolution sémantique du verbe isoler et des dérivés.

Notez que l'argot n'est pas oublié!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Intéressant de noter que l'isoloir n'existe que depuis 1914 .

 

 

 

 

 

 

II.1.b et II.1.c Deux emprunts à l'italien du 16e s.

 

II.2 Le français a emprunté le mot directement au latin, ce qui explique le -n-. Le sens du pluriel "les insulaires"espèce de contredanse" attesté dans les dictionnaires de Trévoux de 1752 à 1771 demande une explication..

II.3 à II.7.L'explication des groupements suivants se trouve à la fin de l'article, voir ci-dessous.

 

 

 

 

 

 

La partie la plus importante (J'essaie de traduire)

Pour les liens veuillez utiliser les flèches de votre browser!

Latin INSULA se retrouve en italien isola, en ancien logudurien (langue de la Sardaigne) iscla, dans l'Engadin (Suisse) iksla, en ancien catalan yla (1291), en catalan illa, espagnol isla, portugais ilha, galicien insua ainsi qu'en galloroman. (Ci-dessus le groupe I.1.a) Quelques formes n'ont pas suivi une évolution phonétique régulière.(par ex. italien isola mais aussi Ischia). L'allemand Insel est emprunté au latin, le moyen néerlandais ile et l' anglais isle,empruntés au français, le mot basque irla est emprunté au béarnais.
Dans le latin parlé dans les pays romanisés entre le 5e et 10e siècles insula a pris le sens "terrain le long d'une rivière, terrain inondable, buissons et petits arbres sur ce terrain", attesté en moyen latin insula (dans un texte publié par C.Nigra); de là albanais iske "buissons sur les rives" (en Calabtre) sicilien isula,idem ,Montferrato (Piémont) isra idem, Agnone (dans le Molise, sud de l'Italie) "terrain alluvionnaire", Montella iska "terrain près de l'eau", campidanien (un dialecte sarde) idem, obwaldisch (parler des Grisons, Suisse) isla, Alghero (îlot avec une parler catalan en Sardaigne) iscra "frutteto". Ce groupe de mots est réuni sous I.1.b,
En latin insula a également le sens de "groupe de bâtiments derrière la maison du maître (domus)". Ce sens existe toujours en galloroman dans les mots réunis dans I.2.
L'italien a créé le verbe isolare, dérivé de isola. Le groupe II.1.a contient les emprunts, d'abord en occitan (alpha) et ensuite le part.passé isolato en français (bêta). Ensuite le français a emprunté le verbe isoler ainsi que d'autres dérivés, d'abord dans le domaine de l'architecture, ensuite le sens s'est généralisé pour de nouveau se spécialiser dans le domaine de l'électricité. D'autres dérivés italiens ont été empruntés, pendant une ceretaine période : isoletta "petite île" (II.1.b)et isolano "habitant d'une île" (II.1.c). Le groupe II.2. est emprunté au latin insularis, II.3.a.au latin insularius terme technique de l'archéologie, II.3.b vient de insularius ou bien de l'adjectif insularis; II.4. vient de insula-nus. La medecine moderne a crée deux dérivés (II.5.a et b).
II.6. est un emprunt au latin paeninsula "presqu'île" qui apparaît en même temps que le mot demie île et prequ'île. II.7 est emprunté à l'anglais isleman comme dénomination des habitants des îles dans La Manche. Il est curieux que ce mot composé de isle et man n'est pas attesté en anglais avant le 19e s.

 

Voici deux exemples des fiches de préparation d'un article du FEW.

Pour le limousin von Wartburg avait dépouillé entre autres le "Lexique limousin d'après les oeuvres de Joseph Roux" Brive 1895-7. D'où cette fiche:

Pour le mot membré un collaborateur a dû vérifier dans les textes les significations données de toutes les citations par les auteurs des dictionnaires de l'ancien français comme Godefroy et Tobler-Lommatzsch.

 

Retour abréviations

Ci-dessous la Table des matières des différents volumes. Chaque fascicule contient une centaine de pages. Cliquez sur les mini-images.
Les volumes I à VI
Lettres A- M


cliquez pour agrandir

Les volumes VII à XIII/2
Lettres N-T


cliquez pour agrandir

Les Volumes XIV - XX
Lettres U-Z.
Germanica. Anglicismes. Orientalia. Emprunts autres langues


cliquez pour agrandir

Volumes XXI-XXIII
Les mots d'origine inconnue .
AU BOULOT!!!!!

La refonte des mots commençant par A (vol.I), 3 suppléments


cliquez pour agrandir

En plus existent deux gros volumes avec les index, contenant les formes lexicales présentes dans les 25 volumes du FEW

Attention les prix indiqués sont en francs suisses!

Ci-dessous la carte de l'Atlas linguisitique de la France avec inscrption des noms de lieu qui sont mentionnés dans le FEW. Cela veut dire que von Wartburg disposait d'un dictionnaire ou d'un lexique du patois de cette localité. Vous constaterez que pour la Provence, il y a encore du travail à faire!

Ci-dessous la carte aveugle du domaine occitan.
Les chiffres = les points de l'ALF, les petits cercles indiquent les lieux dont un dictionnaire, un lexique ou une oeuvre sont représentés dans le FEW.


Cliquez sur l'image

"Strich": l'ordre des localités dans un article.